Anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente (AASAL)

Que sont les anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente ?

Présentation des anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente

Les anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente (AASAL) définissent une classe de médicaments spécifiques au traitement symptomatique de l’arthrose de la hanche et du genou (nécessite un diagnostic médical). À effet différé, cette famille de médicaments est utilisée pour diminuer l’intensité des douleurs et la gêne fonctionnelle causées par la destruction du cartilage permettant d’ordinaire l’amortissement et la répartition des pressions exercées sur l’os. L’efficacité des anti-arthrosiques sur les symptômes douloureux a été évaluée dans l’arthrose de la hanche et du genou.

Comment utiliser un anti-arthrosique symptomatique d’action lente ?

S’agissant de traitements à action différée, il est indispensable d’effectuer une prise continue sur quelques semaines/mois pour permettre de juger de leur efficacité – les effets bénéfiques continuent pendant plusieurs semaines après l’arrêt du traitement.

Pour soulager les douleurs dans les semaines précédant les premiers effets bénéfiques, votre médecin peut vous prescrire des antalgiques ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Les AINS restent toutefois réservés au traitement d’une poussée inflammatoire et doivent donc toujours être prescrits pour une courte durée.

Le remboursement

Les médicaments de la classe des AASAL ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale depuis le 01/03/2015. Toutefois, certaines mutuelles et complémentaires santé sont susceptibles de prendre en charge les médicaments déremboursés. Pour toute information concernant votre prise en charge, merci de contacter votre complémentaire santé.

Prise en charge globale

L’arthrose est une pathologie qui nécessite une prise en charge globale. Si les anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente agissent contre les douleurs de l’arthrose de la hanche et du genou, il est indispensable d’intégrer ce traitement à une prise en charge globale de la maladie. La prise en charge de l’arthrose de la hanche et du genou repose avant tout sur la mise en place de mesures hygiéno-diététiques (réduction d’un surpoids, activité physique régulière (en dehors des poussées douloureuses où la réduction de l’activité est nécessaire), en complément de kinésithérapie, port d’orthèses ou utilisation de cannes1. Les anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente doivent donc être associés à plusieurs mesures complémentaires (différentes selon les cas).

  • Mesures hygiéno-diététiques pour prévenir/limiter la progression de la pathologie : perte de poids, alimentation contrôlée, activité physique régulière en dehors des poussés douloureuses (programme d’aérobie sans essoufflement, comme la marche rapide à raison de 30 minutes 3 fois par semaines, le vélo ou la natation), économie articulaire (éviter le port de charges trop lourdes ou la marche en terrain accidenté).
  • Mesures non médicamenteuses pour combattre les conséquences de l’arthrose : apprentissage d’exercices de mobilisation articulaire et renforcement musculaire auprès d’un kinésithérapeute, rééducation pour soulager la douleur (massages, exercices, renforcement), appareillage (orthèses, semelles, genouillères, cannes ou béquilles1).
  • Mesures médicamenteuses : antalgiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens (avant les premiers effets rencontrés lors de la prise d’anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente), traitements locaux.

Découvrez également sur le site Arthrolink.com des informations complémentaires sur l’arthrose qui concerne environ 10 millions de français2.

 

Références :
1. Arthrose : le paracétamol en 1re intention lors des crises douloureuses, https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1725979/fr/arthrose-le-paracetamol-en-1re-intention-lors-des-crises-douloureuses

2. Société française de rhumatologie, Livre blanc , épidémiologie http://www.rhumatologie.asso.fr/05-Bibliotheque/Livre-Blanc/C6-epidemiologie.asp